mardi 12 décembre 2006

Plantes et Rhume

En Naturopathie, la maladie n'est que le symptôme d'un déséquilibre plus général, que celui-ci soit physique et/ou psychologique : "le microbe n'est rien, le terrain est tout". Ce terrain justement peut être encrassé par des surcharges en colles ou en cristaux, liées pour les premières à un excès de glucides et de lipides, pour les secondes de protéines. Dans le cas du rhume, c'est d'une surcharge en colles dont il s'agit, ces mêmes colles que l'on élimine abondamment en se mouchant ! Ainsi l'alimentation sera notre premier allié face affections rhino-pharyngées, et l'on veillera à réduire la consommation de glucides et de lipides au profit d'une alimentation riche en légumes et protéines végétales.

Le rhume est aussi souvent le témoin d'une période de confusion des pensées où l'on ne sait plus où donner de la tête. L'enrhumé aspire à un temps de répit où il peut garder ses distances et rester bien au chaud dans sa sphère intime. Y'a-t-il quelque chose sur lequel il désire pleurer ? Ou une situation qu'il ne souhaite pas sentir ?

A défaut de pouvoir résoudre à elles seules l'ensemble du déséquilibre, les plantes se révéleront d'un accompagnement précieux pour ces périodes de rhume et de questionnement.
En prévention tout d'abord, on pourra utiliser les plantes qui agissent sur la stimulation du système immunitaire et la conservation des défenses. Ainsi l'acérola est une petite cerise sauvage qui nous vient du Brésil et qui possède la particularité d'être très riche en vitamine C. L'echinacée, qui n'est autre que le rudbeckia de nos jardins, possède la particularité de simuler une attaque microbienne, alertant ainsi le système immunitaire et le mettant en action. La spiruline, micro-algues bleue originaire du Mexique, redonne tonus et vitalité du fait de sa très grande richesse en en protéines, vitamines B, minéraux, oligo-éléments, acides aminés, acides gras essentiels et bétacarotène - on ne saurait que la recommander aux femmes enceintes. Enfin la sève de bouleau favorise le drainage et aide les mécanismes d’élimination des déchets - plus qu'important aux vues de ce que l'on vient de dire sur le rapport entre encrassement de l'organisme et déclenchement de la maladie !

Une fois passée cette phase de prévention, lorsque le rhume est bien là, la grande famille aromatique des Labiées nous offre de précieux remèdes, au premier rang desquels le thym, certainement l'une des plantes les plus efficaces contre ces petites affections automnales et hivernales, cumulant une action antiseptique et dépurative. Mais n'oublions pas aussi le romarin, la sauge ou la sarriette qui nous offrent leurs vertus éminemment stimulantes.
Pour aider à l'élimination des sécrétions, les fleurs pectorales comme le bouillon blanc et et la bourrache, seront à privilégier. Les fleurs émollientes et adoucissantes, comme la mauve, la guimauve, et plus largement les autres représentantes de la famille des Malvacées à laquelle elles appartiennent, apporteront réconfort aux gorges enflammées.
Vous pouvez aussi rajouter à vos tisanes de précieuses et goûteuses épices : clou de girofle, gingembre et cannelle. Ce sont des anti-infectieux et bactéricides puissants, doublés bien souvent d'un effet tonifiant.
En diffusion, les huiles essentielles, notamment l'eucalyptus pour son action sur les bronches, le thym ou le ravensare pour leur action antiseptique (cette dernière serait même efficace contre la grippe aviaire) pourront être utiles. On évitera toutefois les usages autres que ceux de la simple diffusion en ce qui concerne les huiles essentielles : concentrés de principes actifs, ces dernières ont une action très puissante et il est fortement recommandé d'éviter l'auto-médication.
Enfin pour les amateurs de sensations gustatives fortes et innovantes, laissez-vous tenter par notre "potion magique", décoction à base d'ail, de citron et de gingembre, à boire matin, midi et soir. Le goût n'est pas des plus agréables mais l'effet protecteur garanti ...

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